maladie

L'AGENT RESPONSABLE

Le Docteur Alexandre Yersin découvrit en 1894 le bacille responsable de la maladie de la peste Yersinia pestis, bactérie d'une extrême virulence. Yersinia pseudotuberculosis ss. pestis (autrefois Yersinia pestis) est un coccobacille (1500 nm/400 nm) immobile à Gram négatif anaérobie facultatif (famille des Enterobacteriaceae genre Yersinia ).
Il existe trois variétés biologiques : orientalis (océanique), antiqua (continentale) et mediaevalis (orientale) sans différence de pathogénicité.
La variété continentale vient des foyers anciens de peste et par dissémination a donné les deux autres.
Il existe des souches plus ou moins pathogènes, toutes hautement sensibles aux bactériophages.
Ce germe est classé dans le groupe III par arrêté du 18 juillet 1994.
Il s'agit d'une maladie à déclaration obligatoire.

LA MALADIE CHEZ L'HOMME

Chez l'homme, la maladie prend trois formes principales:

- Peste bubonique : inflammation des ganglions périphériques (bubons) qui deviennent douloureux et sont entourés d'une zone oedématiée, elle est caractérisée par un syndrome infectieux très sévère (forte fièvre).

- Peste pulmonaire : difficultés respiratoires et toux. Cette forme peut-être secondaire (après dissémination d'une forme bubonique) ou primaire (suite à une inhalation de germes). En l'absence d'un traitement précoce et approprié, la peste pulmonaire est systématiquement mortelle en 3 jours.

- Peste septicémique: symptômes cérébraux importants et hémorragiques diffuses

Les symptômes communs aux trois formes sont : fièvre, frissons, maux de tête, nausées, douleurs généralisées, diarrhée ou constipation, état de choc.
Une hypertrophie des ganglions lymphatiques ou bubons se développe dans le territoire de la piqûre de puce, l'incubation dure de 2 à 5 jours.
Dans 20 à 40% des cas, le malade guérit après 8 à 10 jours, sinon la maladie évolue vers une septicémie, mortelle en moins de 36 heures. Si le bacille atteint les poumons, la contagion inter humaine se fait par l'intermédiaire des expectorations.

DIAGNOSTIC

La mise en évidence du germe peut se faire par examen direct du liquide après ponction du bubon ou par la mise en culture. Il peut être rapidement identifié par test d'immunofluorescence indirecte.

 

Références
http://www.asnom.org
http://www.cnrs.fr
http://www.pasteur.fr